Et donc ?

Et donc ?

Et donc ? Les températures

L'été durait 5 semaines quand vos parents étaient ados. Aujourd'hui, il dure 5 semaines de plus. Et vos enfants n'auront peut-être plus d'hiver.

Publié le 18 juin 2026 2 min de lectureclimattempératurescanicule

1. Le constat : l'été n'est plus ce qu'il était

Le réchauffement ne se mesure plus aux courbes : il se voit et se ressent dans la durée des saisons chaudes. L'été dure désormais 5 semaines de plus qu'il y a 50 ans, tandis que l'hiver a perdu 3 semaines.

Les journées de chaleur extrême (au-dessus de 30°C) sont deux fois plus nombreuses qu'en 1970. À Paris, on comptait 5 jours par an à plus de 30°C dans les années 1970 ; on en compte aujourd'hui 20, et jusqu'à 50 sont prévus en 2050.

Les nuits tropicales (température ne descendant pas sous les 20°C) étaient rares ; elles sont désormais courantes en ville, empêchant le corps de récupérer.

2. Le mécanisme : pourquoi ça chauffe autant ?

Ce n'est pas une simple « hausse de quelques degrés » : c'est un décalage complet du calendrier des saisons. L'énergie solaire emmagasinée pendant les vagues de chaleur met plus de temps à se dissiper.

L'air chaud retient plus d'humidité, ce qui bloque le refroidissement nocturne. Résultat : les nuits ne rafraîchissent plus, et la chaleur s'accumule jour après jour.

3. Les conséquences : ça te touche directement

Ton sommeil : quand il fait plus de 20°C la nuit, tu dors mal. En 2025, les nuits tropicales ont concerné 50 % des nuits d'été sur la moitié sud de la France, contre 10 % en 1970.

Ton quotidien : travailler dehors devient pénible. À 35°C à l'ombre, un ouvrier du BTP perd environ 40 % de sa capacité physique. Les écoles ferment lors des pics de chaleur.

Ta facture d'énergie : on allume la climatisation plus tôt et plus longtemps. La consommation électrique explose.

4. Si on continue comme ça

En 2050 : une année comme 2025, où l'été a commencé mi-juin et s'est terminé fin septembre, deviendra la norme.

En 2100 : dans le sud de la France, on comptera 2 mois par an avec des températures dépassant 35°C. Les vagues de chaleur de 15 jours se produiront chaque été.

5. On peut encore agir

S'adapter : végétaliser les cours d'école, installer des brumisateurs, repenser l'urbanisme pour créer des « îlots de fraîcheur ».

Atténuer : réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % d'ici 2030. Moins de voitures, moins d'avions, mieux isoler son logement.

Sources

  1. GIEC (IPCC) — AR6 — Rapport de synthèse, Intergovernmental Panel on Climate Change 2023
  2. OMM (WMO) — State of Global Water Resources 2024, World Meteorological Organization 2025
  3. Copernicus Climate Change Service (C3S) — Global Climate Highlights 2024, ECMWF / Copernicus 2025
  4. NOAA — Climate.gov — Global Climate Reports, National Oceanic and Atmospheric Administration 2025
  5. WWF / ZSL — Living Planet Report, World Wide Fund for Nature 2024
  6. IPBES — Global Assessment Report on Biodiversity and Ecosystem Services, Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services 2019
  7. PNUE (UNEP) — Spreading like Wildfire — The Rising Threat of Extraordinary Landscape Fires, United Nations Environment Programme 2022
  8. The Lancet Countdown — The Lancet Countdown on Health and Climate Change, The Lancet 2024
  9. Santé publique France — Surveillance de la mortalité et des effets sanitaires de la chaleur, Santé publique France 2025
  10. WGMS — World Glacier Monitoring Service — base de données, World Glacier Monitoring Service 2025