10 janvier 2025
2024, confirmée année la plus chaude jamais enregistrée
Pour la première fois, une année dépasse le seuil symbolique de 1,5 °C de réchauffement fixé par l’Accord de Paris.
Le fait
Le 10 janvier 2025, l’Organisation météorologique mondiale confirme, sur la base de six jeux de données internationaux (Copernicus, NOAA, NASA, Met Office britannique, agence météorologique japonaise, Berkeley Earth), que 2024 est l’année la plus chaude jamais enregistrée. La température mondiale moyenne dépasse d’environ 1,5 °C le niveau préindustriel (1850-1900), un cap symbolique fixé par l’Accord de Paris.
Les dix dernières années sont, sans exception, les dix années les plus chaudes jamais mesurées. L’océan, qui absorbe environ 90 % de l’excès de chaleur dû au réchauffement, a lui aussi atteint des niveaux record, y compris dans ses 2 000 premiers mètres de profondeur.
Cadrage et contexte
Franchir 1,5 °C sur une seule année n’équivaut pas à violer l’Accord de Paris, dont l’objectif porte sur une moyenne calculée sur plusieurs décennies, pas sur un millésime isolé. Mais les scientifiques y voient un signal d’alerte : la marge avant un dépassement durable du seuil se réduit plus vite que prévu par une partie des modèles utilisés il y a dix ans.
Le lien avec l’urgence climatique
Ce record n’est pas un accident météorologique isolé : il découle mécaniquement de l’accumulation continue de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, qui renforce l’effet de serre naturel et piège davantage d’énergie solaire (voir notre guide sur l’effet de serre). Un épisode El Niño a amplifié ponctuellement la hausse, mais la tendance de fond reste portée par les émissions humaines de CO₂.
Ce qu’il faut surveiller
Ce record de 2024 sert de point de référence pour lire tous les épisodes qui suivent dans cette chronologie : la confirmation de 2025 comme troisième année la plus chaude, la canicule historique de juin 2026 en France, puis les feux de forêt de juillet 2026. Chaque nouvel épisode s’inscrit dans cette même trajectoire de fond plutôt que dans une succession d’événements indépendants.
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