22 novembre 2025
COP30 à Belém : un accord jugé a minima
Dix ans après l’Accord de Paris, la conférence climat de l’ONU s’achève sans obligation contraignante sur la sortie des énergies fossiles.
Le fait
La COP30 se tient du 10 au 22 novembre 2025 à Belém, aux portes de l’Amazonie brésilienne, avec 189 pays et environ 56 000 participants. L’accord final prévoit de mobiliser 1 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 pour le financement climatique des pays en développement, de tripler les financements d’adaptation d’ici 2035, et confirme la mise en œuvre opérationnelle du fonds pertes et dommages.
Un sommet sur le méthane a réuni la Chine, le Royaume-Uni, la France et le Brésil. Douze États, dont la France, ont signé une déclaration sur l’intégrité de l’information climatique, visant à lutter contre la désinformation.
Cadrage et contexte
Cette édition marquait les dix ans de l’Accord de Paris et la première COP où le cycle complet des engagements nationaux (CDN) était en vigueur. Le président brésilien Lula a appelé à une sortie « juste » et « ordonnée » des énergies fossiles en ouverture du sommet des chefs d’État.
Le lien avec l’urgence climatique
La COP est le format de négociation censé traduire, au niveau international, la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement (voir nos scénarios de trajectoires). C’est le seul cadre où les pays s’engagent collectivement sur des objectifs chiffrés, même si leur mise en œuvre reste nationale.
Ce qu’il faut surveiller
Aucune obligation contraignante n’a été adoptée pour sortir des énergies fossiles, en raison de l’opposition de plusieurs pays producteurs. Le Parlement européen a jugé les progrès « lents et insuffisants ». La prochaine étape, la COP31, se tiendra en Turquie sous coprésidence australienne ; l’écart entre les engagements pris à Belém et la trajectoire nécessaire pour rester proche de 1,5 °C reste le point à suivre.
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