Justice sociale
Un même épisode de canicule me touche-t-il autant que mon voisin ?
Non. Face à un même climat, la richesse protège et la pauvreté expose — un écart mesuré, pas une impression.
Les faits
En 2025, la chaleur a été 31 % plus meurtrière dans les dix départements les plus pauvres de l'Hexagone et de Corse que dans les dix plus riches.
62 % des habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville ont eu du mal à trouver un endroit frais pendant les épisodes de canicule de l'été 2025, contre 48 % pour l'ensemble des Français.
Fondation pour le Logement, étude « Quartiers chauds », juin 2026
Lors de la canicule de 2003 (environ 15 000 morts en France), la surmortalité nationale a atteint 60 %, contre 160 % en Seine-Saint-Denis, l'un des départements les plus pauvres du pays.
Maire-info, d'après les données de l'Anru et de la Fondation pour le Logement (2026)
Pourquoi ?
Les causes documentées de cette situation, avec leurs sources.
Le taux de suroccupation des logements dans les quartiers populaires est trois fois supérieur à la moyenne française, et l'isolation contre la chaleur y est plus souvent insuffisante — des logements qui se transforment en bouilloires l'été.
Fondation pour le Logement, étude « Quartiers chauds » (2026)(nouvel onglet)
L'accès à la climatisation reste très inégal : 37 % des cadres et professions libérales en sont équipés, contre 19 % des personnes sans emploi — un levier d'adaptation individuelle dont le coût n'est pas à la portée de tous.
Fondation pour le Logement, étude « Quartiers chauds » (2026)(nouvel onglet)
Le GIEC estime, avec un niveau de confiance qu'il qualifie lui-même de très élevé, que les risques et impacts du changement climatique accroissent les inégalités sociales déjà existantes.
GIEC, 6e rapport d'évaluation (2022), synthèse(nouvel onglet)
Qui en répond ?
Aucun sujet n'est encore rattaché à cette préoccupation.
Ce qui progresse
Ce sujet n'est pas qu'un problème : voici, sources à l'appui, ce qui avance déjà.
Une proposition de loi transpartisane « Zéro logement bouilloire », portée par plus de 150 député·es de huit groupes politiques, vise à intégrer le confort d'été aux critères de décence des logements — à ce stade une proposition, pas encore une loi votée.