Logement
Mon logement classé F ou G va-t-il devenir impossible à louer ou perdre de la valeur ?
Un calendrier d'interdiction de location déjà engagé, inscrit dans la loi.
Les faits
La loi Climat et Résilience du 22 août 2021 rend progressivement indécents à la location les logements les plus énergivores : classe G depuis le 1er janvier 2025, classe F au 1er janvier 2028, classe E au 1er janvier 2034 en France métropolitaine.
Depuis 2022, les loyers des passoires thermiques F et G ne peuvent plus être augmentés, et un audit énergétique est obligatoire à la vente de ces logements depuis avril 2023.
Pourquoi ?
Les causes documentées de cette situation, avec leurs sources.
Le secteur du bâtiment représente environ 15,7 % des émissions de gaz à effet de serre françaises (jusqu'à 25 % en intégrant les émissions indirectes liées à l'électricité et au chauffage urbain), le chauffage, l'eau chaude et la cuisson comptant à eux seuls pour 55 % des émissions du secteur.
L'interdiction progressive de louer les logements classés F puis G découle de la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, issue des travaux de la Convention citoyenne pour le climat, qui fixe à la France un objectif de neutralité carbone en 2050.
Qui en répond ?
Logement & rénovation énergétique
Vie quotidienne & économiePosition non documentée
Aucun·e responsable politique ne s'est prononcé·e publiquement sur ce sujet à ce jour.
Ce qui progresse
Ce sujet n'est pas qu'un problème : voici, sources à l'appui, ce qui avance déjà.
Le nombre de logements classés F ou G (« passoires thermiques ») parmi les résidences principales a reculé de 4,2 millions (13,9 % du parc) au 1ᵉʳ janvier 2024 à 3,9 millions (12,7 %) au 1ᵉʳ janvier 2025, selon le SDES — une baisse réelle, mais un rythme encore loin de résorber le stock avant les prochaines échéances d'interdiction de location.
Depuis son lancement en 2020, MaPrimeRénov' a permis de rénover près de 2,8 millions de logements, pour environ 7 millions de tonnes de CO2 évitées par an ; 86 % des aides versées en 2025 sont allées à des ménages modestes ou très modestes. Le rythme a toutefois ralenti en 2025 (-11 % de logements rénovés sur l'année) après la suspension estivale du guichet « rénovation d'ampleur » et un durcissement des critères d'accès.