14 janvier 2026
2025, troisième année la plus chaude : la barre des 1,5 °C franchie trois ans de suite
Copernicus et l’OMM confirment que la température mondiale dépasse 1,5 °C au-dessus de l’ère préindustrielle pour la troisième année consécutive.
Le fait
Le 14 janvier 2026, Copernicus et l’Organisation météorologique mondiale confirment que 2025 est la troisième année la plus chaude jamais enregistrée, derrière 2023 et 2024, avec une température mondiale moyenne de 14,97 °C, soit environ +1,47 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Deux des huit jeux de données analysés par l’OMM classent même 2025 au deuxième rang.
La moyenne du réchauffement sur la période 2023-2025 est estimée par l’OMM à 1,48 °C. La banquise arctique et antarctique cumulée a atteint un minimum historique début février 2025, et 770 millions de personnes ont connu, chez elles, des températures record au cours de l’année selon Berkeley Earth.
Cadrage et contexte
Ce résultat surprend une partie des climatologues : 2025 se déroule sous l’influence du phénomène La Niña, généralement associé à un léger refroidissement mondial. Le fait que l’année reste malgré tout parmi les plus chaudes jamais mesurées illustre le poids croissant de la tendance de fond par rapport aux variations naturelles cycliques.
Le lien avec l’urgence climatique
Trois années consécutives au-dessus de 1,5 °C ne signent pas l’échec de l’Accord de Paris au sens strict, mais elles réduisent la marge de manœuvre restante pour respecter cet objectif sur la durée. Cette accumulation de chaleur se traduit concrètement par une fréquence accrue d’événements extrêmes : vagues de chaleur, précipitations intenses, cyclones renforcés.
Ce qu’il faut surveiller
Berkeley Earth et Copernicus anticipent que 2026 restera parmi les cinq années les plus chaudes jamais mesurées. Les épisodes qui suivent dans cette chronologie — l’hiver pluvieux 2025-2026, la canicule de juin, les feux de juillet — s’inscrivent directement dans cette continuité annoncée dès janvier.
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