Les Écologistes · France
Sandrine Rousseau
Députée de Paris (9e circ.), Les Écologistes (depuis 2022)
Économiste de formation, députée de Paris. Défend une lecture « écoféministe » du climat articulée aux inégalités sociales et de genre.
Profil écologique
Députée écologiste de Paris, économiste. Figure de l'aile radicale de l'écologie politique : anti-nucléaire, écoféministe, partisane de la sobriété et d'une rupture avec la croissance. Actrice d'opposition : ses leviers sont le vote, la proposition de loi et la parole publique, pas le pouvoir exécutif.
Positions sur le climat
Défend une « radicalité écologique » : sortie du nucléaire, passage à 100 % d'énergies renouvelables, sobriété énergétique, et transformation du modèle économique (revenu d'existence, réduction du temps de travail, sortie de la société de consommation). Sur l'agriculture, opposition frontale aux pesticides et à la loi Duplomb. Sur la fiscalité, partisane d'un prix élevé du carbone ciblé sur les entreprises et les plus aisés, couplé à des mesures redistributives (logique d'« ISF climatique »). Écoféminisme et critique du productivisme structurent son discours.
Actions principales
Candidate à la primaire écologiste 2021 (qualifiée au 2d tour). Députée de Paris depuis 2022, réélue en 2024 sous la bannière du Nouveau Front populaire. Opposition active à la loi Duplomb (2025) et à la loi de relance nucléaire (14 nouveaux réacteurs), qualifiée de « hold-up du pouvoir ». Cosignataire d'une tribune (2022) appelant à instaurer la ZFE du Grand Paris. En 2026, propose un référendum sur la sortie du nucléaire (position personnelle, n'engageant pas son parti).
Engagements repérables
- Sortir du nucléaire et viser 100 % renouvelables
- Instaurer un prix élevé du carbone (entreprises et plus aisés)
- Interdire les pesticides autour des captages d'eau
- Réduire le temps de travail et instaurer un revenu d'existence
- Rompre avec la croissance au profit de la sobriété
Bilan provisoire
Ses positions la situent à l'opposé des profils pro-nucléaire et pro-croissance verte. Sa formule sur la « rentabilité des agriculteurs » (juillet 2025) a provoqué de vives critiques, à droite comme dans le monde agricole ; elle a précisé viser le modèle productiviste et le poids de la FNSEA, non les agriculteurs eux-mêmes. Comme pour les autres profils, ces appréciations relèvent du débat public, pas du site.
Tableau de bord
| Axe | Lecture synthétique | Éléments observables |
|---|---|---|
| Catégorie d'acteur | Opposition (législatif) — pas de levier exécutif | Députée de Paris depuis 2022 (Les Écologistes) ; leviers : vote, proposition de loi, parole publique |
| Leviers réels | Vote, propositions de loi, influence dans le débat | Mandat de députée, propositions (pesticides/captages, référendum nucléaire), forte visibilité médiatique |
| Constance de la position | Très stable et radicale | Ligne anti-nucléaire, sobriété et post-croissance constante depuis la primaire 2021 |
| Traduction en actes | Par l'opposition et la proposition | Votes et tribunes contre la loi Duplomb et la relance nucléaire ; propositions de loi écologistes |
| Écart relevé par des tiers | Radicalité contestée | Critiques (droite, monde agricole) sur la faisabilité sociale ; soutien de l'aile radicale écologiste |
Engagements climat suivis
Conditionner les aides publiques aux entreprises à des objectifs climat
À tenirProposition d'éco-conditionnalité systématique pour les aides supérieures à 1 M€.
- Promesse
- 8 novembre 2022
- Échéance
- 31 décembre 2027
Instaurer un ISF climatique
À tenirRétablir un impôt sur la fortune avec une composante carbone, ciblant les patrimoines les plus émetteurs.
- Promesse
- 12 septembre 2021
- Échéance
- 31 décembre 2027
Méthodologie : les engagements sont compilés à partir de déclarations publiques, textes officiels et votes parlementaires. Les scores sont indicatifs et révisés à mesure que de nouvelles données sont disponibles.