Renaissance / Ensemble pour la République · Candidat·e déclaré·e
Gabriel Attal
Député des Hauts-de-Seine, président du groupe EPR
Faut-il construire de nouveaux réacteurs nucléaires en France ?
Le conseil d'administration d'EDF a validé fin 2025 un devis prévisionnel de 72,8 milliards d'euros pour six réacteurs EPR2 (Penly, Gravelines, Bugey), en cours d'audit gouvernemental et d'examen à Bruxelles en 2026. La décision finale d'investissement, conditionnée à l'accord de la Commission européenne sur le financement public, est attendue d'ici fin 2026.
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Faut-il accélérer le déploiement de l'éolien et du solaire ?
En 2025, le solaire (32,9 TWh) et l'éolien (49,6 TWh) ont représenté ensemble 15 % du mix électrique français, avec un facteur de charge éolien terrestre historiquement bas (21,4 %) lié à des conditions de vent défavorables. La capacité solaire installée (30,4 GW) a dépassé celle de l'hydraulique pour la première fois en 2025 (RTE, Bilan électrique 2025).
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Faut-il fixer une trajectoire contraignante de sortie des énergies fossiles importées, au-delà des objectifs actuels ?
La 3e Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3), publiée le 13 février 2026, vise à faire passer la part des énergies fossiles dans la consommation finale de 60 % aujourd'hui à 40 % d'ici 2030 — la France important pour environ 60 milliards d'euros d'énergies fossiles chaque année (ministère de la Transition écologique).
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Faut-il renforcer la fiscalité carbone ?
La contribution climat-énergie française est gelée à 44,60 €/tonne de CO2 depuis 2018, très en-deçà de la trajectoire vers 100 €/tonne en 2030 initialement votée en 2015, après l'abandon de toute hausse suite au mouvement des Gilets jaunes.
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Faut-il assouplir la réglementation sur les pesticides (type loi Duplomb) ?
Le Conseil constitutionnel a censuré à deux reprises (août 2025, puis une nouvelle censure attendue fin août 2026) la réintroduction dérogatoire de l'acétamipride, un néonicotinoïde interdit en France depuis 2018 mais autorisé dans l'UE jusqu'en 2033. Le Parlement a pourtant adopté une nouvelle loi d'urgence agricole reprenant cette dérogation les 20-21 juillet 2026.
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Faut-il maintenir les zones à faibles émissions (ZFE) ?
L'Assemblée nationale a voté la suppression totale des ZFE le 14 avril 2026, suivie par le Sénat, avant que le Conseil constitutionnel n'annule cette disposition le 21 mai 2026 pour un motif de procédure (cavalier législatif), sans se prononcer sur le fond. Les ZFE restent donc juridiquement en vigueur en 2026, mais le débat politique reste ouvert.
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Faut-il rendre obligatoire la rénovation énergétique de tous les logements d'ici 2050 ?
La loi Climat et Résilience interdit déjà la location des logements classés G depuis le 1er janvier 2025, F à partir de 2028 et E à partir de 2034 ; environ 3,9 millions de logements (12,7 % du parc) restent classés F ou G (SDES, données 2025).
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La transition écologique doit-elle prioritairement faire payer les plus gros pollueurs et les plus hauts patrimoines ?
La taxe Zucman (impôt plancher de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros) et sa version allégée ont toutes deux été rejetées par l'Assemblée nationale le 31 octobre 2025, de même qu'un amendement instaurant un « ISF climatique ».
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Faut-il augmenter significativement le budget d'adaptation au changement climatique (canicules, sécheresses, inondations) ?
Le 3e Plan national d'adaptation (PNACC-3), présenté en mars 2025 sur la base d'une trajectoire de +4°C en 2100, affichait 85 % de ses actions engagées mi-2026 — mais le Haut Conseil pour le Climat a jugé en juillet 2026 les financements de l'adaptation encore insuffisants.
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Faut-il renforcer le Pacte vert européen ?
Le Conseil de l'UE a formellement adopté début mars 2026 l'objectif intermédiaire de -90 % d'émissions nettes d'ici 2040 (vs 1990), mais assorti de flexibilités (jusqu'à 5 points via crédits carbone internationaux) qui atténuent l'ambition initiale de la Commission.
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Le changement climatique justifie-t-il une action publique d'urgence, au même niveau que l'économie ou la sécurité ?
Le Haut Conseil pour le Climat, dans son 8e rapport annuel publié le 9 juillet 2026, constate que le rythme de baisse des émissions françaises doit plus que doubler (>4 %/an) sur 2026-2028 pour tenir la trajectoire 2030, dans un contexte de canicules à répétition (trois vagues en un peu plus d'un mois cet été).
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Faut-il abandonner le PIB comme boussole principale de la politique économique, au profit d'indicateurs de bien-être et de limites planétaires ?
La Stratégie nationale bas-carbone (SNBC 3) et le Haut Conseil pour le Climat documentent un écart croissant entre trajectoire économique visée et budgets carbone compatibles avec l'Accord de Paris, sans que le pilotage macroéconomique français n'intègre à ce jour d'indicateur alternatif au PIB.
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Faut-il donner à l'État un rôle de planification contraignante (objectifs sectoriels obligatoires) pour piloter la transition, plutôt que de s'en remettre principalement aux mécanismes de marché (prix carbone, incitations) ?
La PPE3 (février 2026) et la SNBC3 fixent des trajectoires indicatives par secteur, mais reposent largement sur des mécanismes de marché (appels d'offres, prix carbone) plutôt que sur des obligations sectorielles contraignantes.
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Méthodologie : questionnaire identique envoyé à tous les candidats et personnalités de premier plan de la présidentielle 2027. Les réponses sont publiées intégralement, sans réécriture du fond ; l'absence de réponse est mentionnée comme telle après le délai annoncé.